André Blattmann se trompe dans ses calculs

 Le chef de l’armée André Blattmann vient d’avoir une idée. Il a décidé qu’à partir de janvier 2015, le lait, les œufs, le fromage, le pain et la viande distribués à ses troupes devraient être exclusivement d’origine suisse. C’est une bonne chose, pour ne pas dire un pas dans la bonne direction. Mais en tant que fourier – c’est comme cela que l’on appelle la personne chargée d’acheter les aliments à l’armée, certains disent même que c’est l’homme le plus important de la compagnie – avec plusieurs centaines de jours de service à mon actif, je dois contredire Monsieur Blattmann: son idée est à classer dans la catégorie «projet bien intentionné, mais mal réfléchi». Car pour payer le prix élevé des denrées suisses, le DDPS devra augmenter le crédit de subsistance par jour et par personne de 8.50 francs à 8.75 francs. Les 25 centimes supplémentaires permettront au fourier de tabler sur une hausse du budget de 600 francs pour un cours de répétition normal avec 120 soldats. Au lieu de 20 400 francs, il pourra dépenser 21 000 francs en biens alimentaires pour un cours de répétition. Il disposera donc d’un budget supérieur de 3%.

Une chose est sûre: la nouvelle réglementation concerne avant tout la viande, car le reste des biens alimentaires répond déjà aux exigences de Monsieur Blattmann. Mais si l’on connaît les prix de la viande suisse et de la viande étrangère, on sait que la viande suisse coûte facilement plus du double de la viande étrangère. Si l’on sait par ailleurs que la somme dépensée chez le boucher représente la plus grande partie des frais alimentaires, on constate que la hausse de 25 centimes ne suffira certainement pas pour compenser la hausse des coûts résultant de la préférence nationale. Avec la nouvelle réglementation, le budget pourrait être serré et le fourier risque d’être contraint d’ajuster ses dépenses en fonction de trois paramètres: la qualité, la quantité et le fournisseur.

On risque de se retrouver avec des fournisseurs malheureux, des fouriers à tendance criminelle et, en première ligne, des soldats insatisfaits.

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Moins de viande, pour faire des économies sur l’alimentation, n’a pas de sens. (Image/Keystone)

Prenons l’exemple de la qualité: tous les cuisiniers amateurs savent que pour faire un ragoût, il faut de la viande émincée. Ils savent aussi que, selon la qualité de la viande, le prix au kilo varie et que les différences entre la bonne et la moins bonne qualité sont visibles et tangibles, ne serait-ce qu’au niveau de la teneur en matière grasse ou de la tendresse de la viande. Si l’on sert de la viande de moins bonne qualité aux troupes, leur réponse est immédiate: le récipient pour les restes est plein et les exclamations qui retentissent au réfectoire sont sans équivoque: «chewing-gum!», «viande immangeable!», «mauvaise cuisine!». Inutile de vous dire que ce n’est pas le moment idéal pour se montrer au réfectoire.

Il va de soi que le fourier peut aussi influencer les dépenses en agissant sur la quantité: moins de viande, plus de garnitures. Croyez-moi qu’une troupe qui a passé une semaine en bivouac par des températures négatives risque de bien cacher sa joie. Je sais de ma propre expérience que, parmi les 120 soldats, il y en a toujours qui se sentiront offusqués par la réflexion «on n’est pas obligé de manger de la viande tous les jours». Il reste à savoir si l’armée a un rôle éducatif à jouer dans le domaine de l’alimentation. Je laisse volontiers à d’autres le soin d’en juger.

Reste la question du fournisseur: le fourier s’efforce de faire ses courses chez le boucher, le boulanger ou le vendeur de légumes du village. Pour soutenir le commerce local, il se montre alors volontiers prêt à dépenser quelques francs de plus. Si, en revanche, il se retrouve confronté à la pression des coûts, il risque de se tourner vers les grossistes et la grande distribution. Ce phénomène se produit déjà; il suffit de faire un tour dans les magasins Prodega ou CC aux environs des places d’armes pour s’en rendre compte. Cette tendance devrait d’ailleurs se confirmer à l’avenir et ce seront les commerces de proximité qui en payeront les frais.

Les nouvelles réglementations engendrent de nouveaux réflexes – qui ne sont pas toujours très bons. C’est pourquoi il n’est pas impossible qu’à l’avenir, les fouriers pratiquent un marchandage douteux avec les bouchers: de la viande suisse sur la facture contre de la viande étrangère meilleur marché dans les boîtes de la livraison quotidienne.

Réaliser des économies au niveau de l’alimentation ne fait pas beaucoup de sens. Au bout du compte, on risque de se retrouver avec des fournisseurs malheureux, des fouriers à tendance criminelle et, en première ligne, des soldats insatisfaits. Un scénario peu souhaitable, car comme le dit si bien le règlement militaire: «La nourriture et la boisson ont une influence primordiale sur la motivation, la santé et la capacité physique et psychique du soldat. L’importance de la cuisine et de son travail ne doit en aucun cas être sous-estimée.»

56 Comments sur «André Blattmann se trompe dans ses calculs»

  • R. Luchsinger says:

    Seit wann braucht man für Pot ou feu *Gechsnetzeltes3 ? Fouriere haben eben doch in den allermeisten Fällen vom Kochen wenig Ahnung. Sorry. Rolf Luchsinger ehemaliger Militär Küchenchef

    • Rémy says:

      Richtig Kü-che, Fouriere haben wenig Ahnung vom Kochen…genau deshalb gibt es ja den Kü-che, nur von ihm wird verlangt vom essen eine Ahnung zu haben, wenn dann die Zusammenarbeit mit dem Fufu stimmt sind alle happy…aber das ist leider auch nicht immer den Fall 😉

  • Fischer says:

    Ist mir neu, dass man fuer Pot -au-feu und Ragut Geschnetzeltes braucht. Meinte immer, das sei Voressen. Aber der Fourier kocht ja nicht; und kauft anscheinend auch nicht selber ein…

    • Erica says:

      Ragout: Voressen
      Pot-au-feu: Siedfleisch, saftig wird’s mit durchzogenes Siedfleisch

      Freundliche Grüsse

  • HP. Breitenstein says:

    Der Autor dieses Artikels bringt es auf den Punkt. Das Wohl der Truppe sollte an erster Stelle stehen. Als Fourier bewegt man sich deshalb in einer Grauzone und handelt nicht immer reglementskonform. Es bleibt ja nichts anderes übrig, denn die theoretischen Vorgaben des OKK können in der gelebten Praxis nur schwerlich umgesetzt werden..

    • Frank Baumann says:

      Dem Wohl der Truppe ist durchaus gedient, wenn es etwas seltener Felsich gibt, dafür solches aus halbwegs vertretbarer Produktion. Zu viel Fleisch ist ungesund, erhöht das Krebsrisiko und führt zu Herzproblemen. Zudem ist auch das Tierwohl und die Umwelt wichtig.

  • Beat Vogt says:

    Danke für Ihre Ausführungen, lieber Christian. Als ehemaliger Fourier & selbstständiger Rechnungsführer (Fourier ohne QM) mit rund 800 Diensttagen spreche ich dich so direkt an. Ich bin mit allem einverstanden. Hier fehlt für Laien ein wesentlicher Teil. Die Arbeit des “Versorgers” ist reglementiert mit (s.Zeit) “Truppenhaushalt” und “VR” – Verwaltungsreglement. Der Einkauf war klar geregelt auch in den Preislisten. Spielraum hat der Fourier wenig. Der wichtigste Mann neben ihm ist der Küchenchef. Hier kannst du Glück oder Pech haben. Der Artikel ist wertvoll für die Allgemeinheit. Gruess Beat

  • marti fritz says:

    Also , wenn der Blattmann herumposaunt, nur noch Schweizerfleisch auf den Tellern der Soldaten, so muss er dafür sorgen, dass das Budget des Fouriers aufgestockt wird . Sonst ist dies einfach nur ein Armutszeugnis.

  • Frank Baumann says:

    Der Fourier könnte auch etwas seltener zu Fleisch und etwas öfters zu pflanzlichem Protein greifen. Die Soldaten werden auch dann satt, es ist gesünder, nicht jeden Tag Fleisch zu essen und besser für die Umwelt und die Tiere.

    • Maja Müller says:

      Genau das wollte ich auch schreiben. Fleischlose Gerichte müssen nicht zwingend aus Tofu bestehen. Währschafte Gemüseeintöpfe, Spaghetti oder Lasagne mit Gemüsebolognese etc…. Am wichtigsten ist natürlich, die Gerichte nicht als vegetarisch zu kennzeichnen, sondern einfach nichts sagen – und schon merkens nur noch halb so viele Leute… Ich finde es extrem wichtig, nur Fleisch aus der Schweiz zu essen. Die Finanzen sind da doch nur eine Ausrede!

      • U. Stahl says:

        So etwas kann nur jemand schreiben der noch nie im Militär war. Setzen Sie mal einer Truppe nach durchwachten Nächten bei Schnee und Minustemperaturen zum zNacht statt Spaghetti Bolognese irgendein Spaghetti-Gemüse-Dings vor.
        Sie können ja dann vor die Truppe stehen und den 300 Männern erklären dass dies halt “gesünder ist”. Sie können dann auch gleich das Portemonnaie zücken und jedem Soldaten 30.- in die Hand drücken damit er in der Dorfbeiz etwas richtiges zu essen wie ein Schnippo oder Cordon-Bleu bekommt.

        • Anna Wetherell says:

          Spaghetti Bolognese kann man selbstverständlich nicht mit einem viel billigeren Fleischersatzprodukt machen… Sie haben Vorurteile – es existiert nicht nur die Option Fleischbeilage vs. ein paar jämmerliche Gemüsesticks…

        • Robert Herz says:

          Genau! Ich glaub’s kaum – jetzt kommen noch die “Es-ist-eh-gesünder”-Typen! Die Leute da, die “AdA”s, die werden gezwungen, sich im nassen Dreck die Nächte um die Ohren zu schlagen. Und dann bekommen sie hinterher Gemüsebolognese und man hält sie erst noch für so blöd, dass sie es nicht merken….

        • Matthias Meier says:

          Das ist doch nicht so schwierig: Wenns draussen chuttet, gibts Fleisch wie eh und je – bloss aus der Schweiz. Wenns nicht so wild ist, die Sonne scheint, alle eh grad nur herumliegen – dann gibts eben den günstigeren Fleischersatz.

        • Roger B. says:

          Und so etwas kann nur jemand schreiben der keine Ahnung von Ernährung hat. Fleisch ist nicht nur ungesund, es hat auch praktisch keine Nährstoffe. Und jemand der Schnippo oder Cordon-Bleu als etwas Richtiges zu Essen bezeichnet, sollte sich sowieso besser nicht zu Ernährungsthemen äussern.

      • Rofl says:

        Tja Frau Müller – so einfach ist es leider nicht. Ich als ehemalier Fourier einer Sap Kp hätte eine schlechte “Militärzeit” gehabt wenn meine Küche Gerichte mit weniger Fleisch oder Fleischersatz gekocht hätte. Die Truppe wäre sehr unzufrieden gewesen und ich wäre sicher im Wasser gelandet!

  • Markus says:

    wer dienst geleistet hat, kennt die wichtigkeit des essens. ohne gute küche ist das wochenlange rumstehen (welcher soldat biwakiert heute noch?) kaum auszuhalten. wer dienst geleistet hat, weiss aber auch, dass es gerade so auf den koch wie auf die zutaten ankommt. im militär wird massenweise essen weggeworfen und es wäre ohne jedes problem möglich drei oder mehr menues pro woche ohne fleisch anzubieten. aber es ist heute für alle betroffenen unvostellbar, dass fourier, koch und soldaten auch diesen enormen luxusverzicht trainieren könnten. wozu auch.

    • Hans Muster says:

      Na klar, auch schon WKs erlebt wo ich zwei von drei Wochen im Winter & Schnee in den Bergen biwakiert hab. In solchen Situationen braucht der Körper einfach sehr viel Energie um das Schlottern zu kompensieren. Oder einfach gesagt… da brauchts Fett. Fleisch ist nun mal der beste Fett-Lieferant… nach einem Vegi Tag in der Kälte möcht ich nicht KüSche sein, das gäbe totalen Radau.
      Gruss

  • René Widmer says:

    Herr Blattman, Ihr Befehl, nur noch schweizerische Landwirtschaftsprodukte den Soldaten zu servieren ist lobenswert und absolut richtig. Allerdings wäre es schon zweckdienlich, wenn Sie den Posten Verpflegung pro Soldatentag auf mindestens CHF 12.- erhöhen würden. Ergibt pro Jahr eine lächerliche Erhöhung in Verhältnis zum Rüstungsbudget. Und wäre inflationsbereinigt etwa gleich viel wie vor 40 Jahren!

  • Darja Rauber says:

    …und die Tierhaltung im Ausland, wo das Billigfleisch produziert wird, ist natürlich kein Argument. Sollen doch ein paar Zehntausend Schweine, Rinder und Millionen Hühner in dreckigen, dunklen Fleischfabriken vor sich hin vegetieren – Hauptsache, unsere Soldaten haben genug Energie für ihre täglichen Kriegsspiele!

  • Andreas Meyer says:

    Seit Jahren bin ich Profi-Fourier in der Armee und muss hier leider sagen, dass der Verfasser dieses Artikels mit Aussagen wie “…Geschnetzeltes für Ragout oder Pot-au-Feu…” seinen Dienstgrad nicht zu verdienen scheint. – Tragisch…..

    • Beat Vogt says:

      Herr Meyer seien Sie doch bitte nicht so streng. Hier ist eben die gute Zusammenarbeit mit dem Küchenchef erforderlich. Mit den grossen “Gemeinschaftsküchen” und “Versorgungskonzepten” hat sich die Arbeit des “gewöhnlichen” Fouriers sowieso verändert. Sie als Profi sollten dafür besonders Verständnis haben …

    • Hubentobler Martin says:

      Ich stimme Herrn Meyer voll zu. War selber Four. Auch wenn die Zusammenarbeit mit dem KüC und dessen Motivation für die Qualität der zubereiteten Speisen ebenfalls sehr wichtig ist, sollte doch der Four schon wissen, was er für welches Menü einkauft. Weiter störe ich mich daran, im Artikel zu behaupten, einheimische Metzger berücksichtigen zu wollen, statt Grossverteiler, aber dann billiges ausländisches Fleisch einkaufen wollen. Lokale Metzgereien verabeiten hauptsächlich einheimisches Vieh.

  • Stephan says:

    Ich habe vor kurzem meine Militärlaufbahn als Offizier abgeschlossen. Manchmal war das Essen super, manchmal war es mässig. Essen konnte man es immer, satt bin ich (fast) immer geworden. Die Qualität steht und fällt mit dem Können und der Motivation des Küchenchefs. Ob inländisch oder ausländisches Fleisch, etwas mehr oder weniger ist absolut zweitrangig (sorry Fourier). Und: gemotzt wird sowieso (fast) immer: dem einen gibts zu oft Nudeln, dem andern ist’s zu wenig Fleisch, dem dritten ist der Tee zu süss… Allen Leuten recht getan…..

  • Linder L. says:

    Es gäbe noch eine weitere Variante, die Sache mit dem teuern Schweizer Fleisch zu lösen. Man belässt das Gesamtbudget für Lebensmittel auf dem heutigen Stand und passt (endlich!) die Zahl der Dienstleistenden nach unten an. So könnte man sogar den Pro-Kopf-Betrag mehr als um den ‘Swiss-Meat-Zuschlag’ erhöhen und den Soldaten Filets servieren….

  • Matt Mueli says:

    Bin ehemaliger Fourier und sorry, es gibt schon solche die etwas vom Essen verstehen…
    Wichtig ist das Zusammenspiel Küchenchef und Fourier, dann kommt es schon gut.
    Zu meiner Fourierzeit – und das war nicht im Aktivdienst… – war es gar kein Thema, woher das Fleisch kommt. Für uns war es selbstverständlich, mit Schweizer Fleisch zu arbeiten, trotz kleinem Verpflegungskredit.

  • Claude says:

    Gilt das Verbotz, das Blattmann einführen will, auch für Auslandschweizer? Das sagt er nicht. Fleisch wird heute ja im Ausland auch gemäss der Schweizer Tierschutzverordnung produziert. Das ist billiger und wahrscheinlich erst noch besser.

  • Peter says:

    Ich ging eigentlich davon aus, dass die Versorgung der Mannschaft mit einheimischen Produkten, also auch das Fleisch, seit je her eine Selbstverständlichkeit ist. Es ist ja nicht nachvollziehbar, dass wir auf der einen Seite unsere Landwirtschaft mit Milliarden von Franken subventionieren und auf der anderen Seite “Staatsbetriebe” ausländische Landwirtschaftsprodukte einkaufen. Hier hat unser Staat eine ganz klare Vorbildsfunktion zu erfüllen

  • Anh Toan says:

    Wenn man jemanden nicht oder kaum bezahlt für seine Arbeit, muss man ihm wenigstens etwas anständiges zu Essen geben.

  • Cerny Kern says:

    Zu meiner Zeit wurde in der Kompanie vereinbart, dass jeder Soldat auf einen Teil (Fr. 1.– bis 2.–) des täglichen Soldes verzichtete und dieser Betrag dann zusätzlich für die Verpflegung zu Verfügung stand. Wir haben immer hervorragend gegessen!

  • Bebbi Fässler says:

    Sinnvoll ist es am Anfang des WK’s einen “Bock” zu schiessen. Das Fleischproblem ist für ein paar Tage gelöst, die Offiziere und Mannschaft sind glücklich. ob des geschossenen Bockes der nun auf dem Teller landet. Der Bock darf ruhig auch ein Rindviech sein. Allerdings ist dieser sinnvolle Weg in den Reglementen nicht vorgesehen, leider. Und Dorf-Metzger die schnell eine Kuh für den WK metzgen ist auch nicht mehr selbstverständlich. Das Militär auf vegan umzustellen ist aus Budget-Technischen Gründen auch nicht Ratsam. Und Salat ist im Moment auch nicht Preiswert.

  • Stephan Grunder says:

    Ich habe mich immer aufgeregt über das viele Fleisch im Militär und ich war ein Vegetarier. Hätte ich aber gewusst, dass es Fleisch aus Qualbetrieben ist, wäre ich es zumindes während der Dienstzeit bestimmt gewesen.

  • Rolf says:

    Jetzt wo wir den Gripen nicht kaufen wird es doch wohl die nächsten 100 Jahre für genügend gutes Schweizerfleisch für unsere Soldaten reichen? Oder will man es wie an der Basler UNI machen. In der Mensa nur no veganisch……..

  • Adriano Granello says:

    Das lokale Gastgewerbe wird es freuen! Noch mehr ADA, die statt sich den grauslichen Militärfrass anzutun im Rössli, Bären, Löwen, Sternen.. im Dorf essen – auf eigene Rechnung selbstverständlich. Und da die Armee dann nur noch geschätzte 60% der Truppe verpflegen muss, ist das Budget pro ADA auf einmal so reichlich, dass sich problemlos gutes CH-Fleisch kaufen lässt. Das bessere Essen reduziert dann allerdings sofort wieder die Zahl der Auswärts-Esser und auch das Budget pro ADA wird wieder kleiner. Sicher ist: ohne das private Geld der ADA hätte das Tagesbudget längst erhöht werden müssen..

  • Mario Monaro says:

    Ach herrje, dann gibt’s halt etwas weniger Fleisch zu essen. Ansonsten ist man doch auch immer drauf bedacht, die Soldaten möglichst realitätsnah den Ernstfall üben zu lassen. Und im Krieg kann’s dann halt schon mal sein, dass man mehr Kohlehydrate und weniger Fleisch bekommt. Daran stirbt man nicht.

  • Hofer Erich says:

    Als ehemaliger Offizier darf ich Herrn Blattmann in seinem Vorhaben unterstützen,. Nur sollte der Einkauf in der Schweiz, mit inländisch produzierten Waren, die bereits vom Steuerzahler hoch subventioniert worden sind, abgedeckt werden. Aber da darf die Politik mit ihren Vorgaben eingreifen, die Kosten müssen auf die Basis von schweizerische Erzeugnissen kalkuliert werden. Weg von Geiz ist Geil Mentalität und hin zu Qualität und Gesundheit sowie kürzeste Transportwege. Aber dazu braucht der QM das nötige Geld und die Verantwortlichen Einsicht und keine Spahrübungen die mehr schaden als nutzen

  • Andreas Loser says:

    Als Truppenbuchhalter aD darf ich zuallererst mal festhalten dass das Budget effektiv höher ist als diese 8.50 pro Tag, es sei denn die Truppe arbeitet drei Wochen durch.
    Nehme ich das obenerwähnte Beispiel steht effektiv zur Verfüng: 120 AdA x 19 DT x 8.50 = 19’380.- abzgl. 480.- (2 Samstagsfrühstück à 2.- pP) = 18’900.- / (120 AdA x 15 Wochentage) = CHF 10.50 pro Tag
    Meistens nimmt man dann auch schon ne schöne Reserve aus dem KVK mit…
    Trotzdem könnte man noch besseres Fleisch machen wenn man aufhören würde 2x pro Tag Fleisch zu kochen. Man hätte im Endeffekt noch mehr zur Verfügung…

  • Jasmin says:

    Das heisst, die Armee würde lieber Fleisch vom “Feind” kaufen? Meiner Meinung nach wäre das schon nicht ganz so konsequent… Wenn schon Geld in die Armee gebuttert wird, dann bitte richtg!

  • Martin Stadelmann says:

    Geschnetzteltes ins Pot au feu – uiuiui! Ich habe schon vor 50 Jahren dem Koch gesagt: Der Metzger gibt Dir schlechte Qualität – Du bist ja nicht Dauerkunde! Geh zur Migros, besseres Fleisch für weniger Geld! Und die Leute waren beim Essen begeistert!

    • Walter Kuhn says:

      Wir hatten Kuhfleisch im Pot-au-feu. Wird dieses schmackhaft zubereitet, dann freute man sich darüber auch vor, im und nach dem Einsatz im hügeligen Dreck und Schnee. Das dicke Fettauge war das Nahrhafteste daran. Das Kuhfleisch kam selbstverständlich aus der Region. Blattmann hat Recht. – Heute verlangen die Bürosoldaten mageres Tartare, um es mit abgespreiztem Finger zu verspeisen.

  • Niklaus Moser says:

    Hab mich immer über die Fleischschwemme im Militär gewundert – und es war über viele Soldaten hinweg ein Konsens, dass man sich einen derartigen Fleischkonsum wie im Dienst (3x Fleisch im Tag, davon 2x Warm + Schinken/Aufschnitt etc.) im Privaten kaum leisten könnte. Ob das Fleisch nun aus der CH kommt oder nicht spielt bei den derzeitigen Futtermittelimporten (Soya aus Brasilien) auch keine grosse Rolle – von der Selbstversorgung ist man meilenweit entfernt.

  • Keller Mark says:

    Die Sinnhaftigkeit dieser neuen Regelung ist wirklich fraglich. Liess sich Blattmann hier von den Bauernvertretern übers Ohr hauen? Mit dem Argument, dass diese souveräne Nahrungsmittelverpflegung eine Vorbereitung auf den Krisenfall sei? Dass die Rindviecher in den Schweizer Ställen mit brasilianischem Soja gefüttert werden, wurde Blattmann wohl verschwiegen.

    • Christoph Bögli says:

      Es geht wohl eher um tierschützerische Aspekte als eigenständige Versorgung, letztere ist ja eh utopisch. Und wieso übers Ohr gehauen? Überall geht der Trend hin zu regionalen Produkten u.ä. und ausgerechnet bei der Armee soll man sich von unter dubiosen Umständen produziertem Fleisch aus Osteuropa ernähren? Ich dachte immer, die Armee hätte auch so etwas wie eine Vorbildfunktion, ansonsten kann man diese effektiv gleich abschaffen..

  • malibe says:

    @ Markus: Ihre Aussage hat mich am meisten gefreut! “Wochenlanges Rumstehen”? Da fragt man sich wirklich, wozu wir eigentlich noch eine Armee brauchen. Ein klassisches Eigentor.
    Zum Artikel selber. Abgesehen vom unsäglichen Geschnetzeltem ist der ganze Beitrag abstrus. Einheimische Produkte sollten ohnehin die Regel sein. “Getürkt”: Welcher Dorfmetzger hat schon Zugang zu billigem Ausländerfleisch? Und vergessen Sie nicht: Die ganze Geschichte ging davon aus, dass Armeeangehörige gegen Qualzuchtenfleisch aus Osteuropa protestierten. Und das absolut zu Recht! Halt hie und da vegetarisch, sow

  • Marcel Weber says:

    Billigeres Fleisch ist qualitativ genau sowenig schlechter wie das Fett und das Kauen einen Zusammenhang hat: Filet, Entrecotes und Huft sind teurere Stücke weil diese viel begehrter sind (Angebot & Nachfrage = Preis) als das preiswertere Fleisch vom Vorderviertel (Ragout, Braten, Siedfleisch).
    Lieber Mal ein Stück weniger als schnellgezüchtetes und in Massenhaltung gehaltenes, meist wässriges Fleisch aus dem EU Raum.

  • Yves says:

    Nach knapp 600 Diensttagen kann ich wohl behaupten zu wissen dass das Budget nahezu immer ausreicht. Daher sehe ich keine Problematik was die Zusatzkosten für CH-Produkte anbelangt. In meiner Kp wird seit jeher auf CH Produkte gesetzt und für Desserts und ein vorzügliches Dinner am Kp Abend hat es noch immer gereicht. Die 4-5kg mehr auf den Rippen nach jedem WK beweisen die herausragende Qualität und das Können unsere Küche. Die Frage ist nur wie gut Four & Kü C zusammen arbeiten bzw. mit lokalen verhandeln!

  • Christoph Bögli says:

    Es ist doch immer eines der Hauptargumente der Armeeverfechter, dass in der RS die Jungen etwas fürs Leben lernen sollen, vielfach auch erzogen werden und mal nicht mehr in Watte gebettet sind – und dann das soll ausgerechnet beim Essen oder besser gesagt der Fleischmenge plötzlich nicht mehr gelten? Wieso kann man denn beim Essen nicht auch ein paar “Werte” vermitteln, z.B. dass gutes Essen nicht von der verwendeten Fleischmenge abhängt? Zumal es ja meist genug Verbesserungspotential bei der Zubereitung gäbe, wenn nichts schmeckt liegt das immer noch zuerst an der Inkompetenz in der Küche..

  • Gautier Irgendwo says:

    Soso, das aus dem Inland stammende Fleisch wäre demnach also Minderer Qualität, als jenes aus dem Ausland herbei geschleppte um einiges hochwertigere Fleisch?

  • Peter Waldner says:

    Es gibt nur eine Lösung: Dem Fourier deutlich (!) mehr Geld für den Einkauf zur Verfügung stellen. Dann kann er sich das lokale Gewerbe und Schweizer Fleisch (und andere Landwirtschaftsprodukte) auch leisten. Allemal eine klügere “Subvention” der Landwirtschaft und des Gewerbes, als das was da sonst so “verbrochen” wird.

    • Christoph Bögli says:

      Wär natürlich sinnvoll, gerade in einer Zeit, in der man mehr Wert auf die Ernährung und die Herkunft der Lebensmittel legt. Das heutige Essensbudget ist insofern ja ein Witz. Aber da dieses aus den Gesamtausgaben der Armee stammt, hiesse das letztlich, dass anderswo gespart werden müsste – und die Armeeführung wie Maurer wollen sich auf keinen Fall irgendein Spielzeug nehmen lassen. Oder gar die überdimensionierte Armeegrösse reduzieren. Da wird halt ganz traditionell dort gespart, wo viele immer als erstes sparen: Am Essen.

  • Tömu says:

    Man beachte auch, dass Kaviar aus Schweizer Produktion deutlich teurer ist!! Der Fourier braucht mindestens 50 Stutz pro Soldat und Tag, für Unteroffiziere mindestens 70 und für Offiziere 100. Sonst müssen die verhungern, oder noch schlimmer: Es könnte mal was Vegetarisches geben. (Für alle, die keine Ironie verstehen: Bei sinnvollen Fleischmengen, also maximal 300 Gramm pro Soldat und Woche reichen die zusätzlichen 25 Rappen am Tag (1.75 CHF/Woche) locker. Da kann es sogar Bio sein.)

  • Huber Bruno says:

    Wenn ein Fourier so Fleisch einkauft wie Sie wird es schwierig das Budget einzuhalten. Auf Grund ihres Artikels glaube ich, dass Sie in der Funktion als Fourier der falsche Mann an diesem Platz ist in unserer Armee. Herr Andreas Meyer bringt es auf den Punkt.

  • Paul-Eric Friedli says:

    Ich meinte dass sich die Schweizer Armee Systematisch in der Schweiz mit Schweizer Produkte decke, alles andere wäre skandalös.

  • Walter Stauffacher says:

    Billiges Fleisch aus dem Ausland? – Wenn schon dann gleich aus Übersee, damit die enthaltenen Wachstumshormone aus unseren Schweizer Soldaten so richtig runde, starke “Kampfsauen” für die beste Armee der Welt machen 🙂 Zum Glück hatte ich während meiner leidigen Dienstzeit immer wieder mal Fouriere und Küchenchefs mit Flair für gesunde Ernährung erlebt: Lieber etwas weniger Fleisch dafür gut und aus der Schweiz und vor allem lieber kein Fleisch als “Fleisch-E-weissnichtwasgemisch” aus der Büchse.
    Fouriere und Küchenchefs seid doch froh; ihr wisst als Einzige wozu ihr im WK zu kämpfen habt…

  • Lanz says:

    Als Soldat mit ein paar hundert Dienstagen habe ich mich immer gefragt wieso es täglich Fleisch geben muss. Hier hat man sparpotenzial. Dieser hohe Fleischkonsum ist ungesund, umwelt- und tierschädlich und vorallem: Schlicht und einfach nicht nötig! Es gibt keine ernährungphysiologische Grundlagen, die diesen exzessiven Fleischkonsum auch nur annährend rechtfertigen würden.
    Es ist sehr bedenklich mit was für einer Selbstverständlichkeit auf den “täglichen Fleischkonsum” gepocht wird (man denke an die Generation Grosseltern).
    Die Armee hat hier durchaus auch eine erzieherische Aufgabe!

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